Qu’est ce qui sent la carrotte et qui est invisible ?

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Un pet de lapin!!!!
Mouai je sais…m’bon pour me faire pardonner voici le court-métrage qui passe avant la projection de Wall-E que je suis allé voir mercredi dernier (et ouai ici on a les films qui sortent avant vous!).

“Presto” à été réalisé par Doug Sweetland de chez Pixar. Une animation hillarante avec un superbe travail des expressions et des gags de situation à la “Tom & Jerry” ou “Bip Bip et Vilcoyote”…mais encore mieux.

Interview # Julien Moya aka Yamo

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Lorsque j’ai crée ce blog j’avais déjà dans l’idée de faire des interviews d’artistes, graphistes et autres designers, mais aussi de différents professionnels des arts graphiques et de la communication visuelle en général.
J’ai alors imaginé faire une série d’interviews relatifs au métier de graphiste en général et freelance en particulier. J’espère dans cette série pouvoir interviewer des graphistes et des professionnels en agence travaillant avec des indés. Mais aussi j’espère pouvoir interviewers d’autres acteurs de la vie des indés comme par exemple la MDA et les AGESSA, l’AFD, et même des profs pourquoi pas…qui à mon avis sont tous des chaînons importants dans la vie d’un professionnel du graphiste en agence comme en statut indé.

Je commence donc aujourd’hui avec Julien Moya dit Yamo

 

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Goanna - Peux tu rapidement te présenter, toi, ton activité, ton travail.

Yamo - Je suis graphiste et directeur artistique freelance, spécialisé dans le online.

Concrètement je travaille sur des sites de communication, b2c ou institutionnels, des opérations marketing en ligne, des publicités, des animations… Je ne fais quasiment plus de print, c’est un autre métier. Mes clients finaux sont principalement les annonceurs nationaux via les agences parisiennes, ou les agences elles-mêmes pour leur propre com’.

J’interviens selon les projets parfois très en amont, dès la conception des campagnes, parfois plus en aval au niveau de la production, d’autres fois tout au long du déroulement. Je peux être amené à travailler seul ou en équipe, que celle-ci soit mise en place par l’agence (équipes internes ou prestas freelances) ou laissée à ma responsabilité.

Les sites de communication et opérations en ligne sont aujourd’hui la plupart du temps basés sur le média Flash avec lequel je travaille beaucoup, mais les sites et portails commerciaux restent l’occasion de travailler sur des chartes HTML/CSS.

L’ensemble de mon travail est visible sur mon site pro, www.julienmoya.com

 

Goanna - Comment es-tu devenu graphiste freelance et pourquoi ce statut plutôt que salarié ?

Yamo - Je suis devenu freelance il y a 5 ans après une première expérience en tant que graphiste salarié dans une agence de e-learning. En la quittant pour tenter autre chose j’ai eu envie d’essayer le freelance par intérêt et par personnalité, et pour l’heure c’est la formule qui me convient le mieux donc j’y reste.


Goanna - Quels sont pour toi les avantages et inconvénient du statut free ?

Yamo - Il n’y pas pas vraiment d’avantages et d’inconvénients à ces deux statuts, aucun n’est « mieux » que l’autre, mais plutôt des spécificités qui seront perçues comme des avantages ou des inconvénients selon son profil psychologique.

Par exemple la partie commerciale, très importante dans le freelance (et souvent sous-estimée), ou la « précarité » induite par ce statut seront des « mauvais côtés » ou des inconvénients insurmontables pour certains, mais des challenges motivants et bienvenus pour d’autres.

A l’inverse avoir un patron et un cadre de travail stable sera rassurant pour certains, frustrant pour d’autres.

Au lieu de lister les prétendus « pour et contre » de ces deux statuts, il vaut donc mieux réfléchir à sa propre personnalité, à ce que qu’on cherche soi-même comme environnement professionnel, à ce qui nous motive, et voir ce qui nous semble le plus compatible avec ces objectifs.

Je crois vraiment que c’est une question de personnalité, les graphistes freelance de longue date ont d’ailleurs souvent un mental et une pratique professionnelle assez différents de ceux en agence. Il est important de comprendre qu’un graphiste freelance n’est pas juste un graphiste d’agence sans patron, c’est vraiment un métier très différent à bien des égards, celui d’entrepreneur. Ce n’est pas fait pour tout le monde, comme le salariat…


Goanna - Tu as déménagé dernièrement, tu as quitté Paris pour la province, vois-tu des changements dans ta façon de travailler, dans ta relation avec tes clients ? La distance avec Paris est-elle devenu un problème ?

Yamo - J’ai quitté Paris pour des questions de cadre de vie, et comme je l’ai dit ma clientèle est restée 100% parisienne. Pour l’heure je ne prospecte pas vraiment le marché local.

J’ai évidemment eu quelques craintes au départ au niveau de la clientèle, mais certains autres freelances descendus en Province ont dissipé mes doutes et je peux confirmer à mon tour que dans certaines conditions ça ne change absolument rien.

Par contre, la clientèle parisienne est celle que je me suis constituée sur place en plusieurs années, et elle y est relativement solide. Je pense que c’est malgré tout plus compliqué et plus long de s’y faire une place à distance sans jamais y avoir travaillé. Au départ c’est un vrai plus de pouvoir faire beaucoup de rendez-vous et d’être formé à « l’ambiance » de travail de ce secteur, assez différente de ce qu’on trouve en régions.

Une fois cette clientèle faite je suis donc parti et je n’ai ressenti aucune baisse au niveau des commandes, au contraire. Ce métier, surtout dans sa branche online, s’accommode parfaitement d’un travail à distance par mail, téléphone, téléconférences, à partir du moment où on est organisé et qu’on reste fiable envers ses clients. Si on ne leur donne aucune raison de s’inquiéter de la distance et qu’on est toujours aussi disponible et réactif, les agences se moquent de savoir que vous êtes à l’autre bout de la France, voire du Monde. Je fais souvent moi-même travailler des collègues freelances qui sont en Bretagne, en Suisse… L’important est de trouver le bon prestataire, ensuite la distance est secondaire.

Il reste parfois nécessaire de monter sur Paris pour grouper quelques réunions de travail, mais c’est plus rare que je ne l’aurais pensé au départ, et rarement indispensable.

 

Goanna - Tu es très actif sur les communautés de graphistes comme FlashXpress, 1dcafé, Kob-one et n’hésite pas à participer à des débats sur certains blog. Comment gères-tu ton temps entre ton travail et ce rôle que tu as pris sur ces communautés ?

Yamo - Je suis modérateur sur 1dcafé et poste assez souvent sur Kob-One. Ces deux forums pour créatifs ont un public et des thèmes différents mais qui se croisent parfois et se complètent bien. Je n’y ai pas pris de « rôle » (du moins consciemment), et je n’ai pas calculé ma participation à ces forums, c’est juste que pour moi, ils représentent mon principal canal d’échange, de veille et d’information professionnelle.

Je ne consulte que rarement les blogs, encore moins les portails de graphisme et aucun magazine papier. C’est sur les forums que je me tiens au courant de ce qui se fait et ce qui se prépare. C’est aussi par ce biais que j’ai rencontré la plupart de mes amis dans le milieu, certains free d’autre en agence, et que j’ai commencé à me constituer un réseau professionnel il y a des années.

L’autre aspect, c’est qu’en y passant tellement de temps à répondre aux questions des autres, j’ai moi-même énormément appris à tous les niveaux. Une bonne partie de ce que je sais des questions techniques, administratives ou légales du statut freelance notamment, vient des heures passées sur ces forums.

En ce sens, je considère même si ça peut sembler étonnant que lorsque je poste là-bas, je suis clairement en train de travailler. Je n’ai donc pas à « concilier » mon temps de travail et celui passé sur les communautés car pour moi c’est la même chose, c’est juste un autre aspect du boulot.

Evidemment, ça sert aussi à « remplacer» les collègues de bureau et permet de se détendre, ce qui n’est pas négligeable quand on travail en indé.

 

Goanna - Pourquoi ne pas avoir fait ton propre blog où tu pourrais publier tes propres articles, conseils et autres infos ?

Yamo - Pour l’heure je pense qu’il y a déjà trop de blogs, trop de gens donnant leur avis pas assez renseigné sur trop de choses. C’est un peu le culte de l’opinion, comme si le fait que chacun puisse s’exprimer impliquait que chacun aie des choses intéressantes à dire et mérite qu’on l’écoute, ce qui est loin d’être le cas. Sans parler de certains amalgames dangereux et difficilement vérifiables entre information désintéressée et messages à sous-entendus commerciaux. Lorsque la « blogosphère » sera arrivée (si elle y arrive) à maturité je m’y intéresserai peut-être un peu plus, pour l’heure même si évidemment de très bon blogs existent, c’est surtout beaucoup de déchets.

Concernant l’éventualité d’avoir mon propre blog je ne l’ai jamais vraiment envisagé. Je considère que je n’ai rien de si intéressant à déclarer qu’il fasse l’objet d’un site à lui seul. Si j’ouvrais un blog je passerais une heure tous les matins à me demander « mais qu’est ce que je vais bien pouvoir dire aujourd’hui ? ». Je trouve largement plus intéressant de participer à des discussions et de répondre aux problématiques posées par d’autres, comme point de départ à mes réflexions. En ce sens le temps que je passe sur les forums remplace bien celui que je pourrais passer à écrire des monologues.

 

Goanna - As tu des projets relatifs à ce rôle d’information du métier de graphiste indé ?

Yamo - Oui, car cette forme de débat a quand même ses limites et qu’on ressent par moment le besoin de capitaliser tout ce qui a été dit et résolu, afin de proposer une information structurée à tous ceux qui arrivent après.

Avec une dizaine d’autres graphistes nous sommes en train d’essayer de mettre en place une initiative à visée informative et pédagogique, qui selon nous pourrait aider à remplir certains trous béants dans la formation des débutants et des plus jeunes, qui souvent se lancent sans vraiment (voire du tout) avoir été préparés au terrain.

Je préfère ne pas trop m’avancer sur des choses qui sont encore en projet, on pourra toujours en reparler quand ce sera plus concret.

[NDLR: Oui on en reparlera ]


Goanna - Quels seraient tes conseils pour un jeune graphiste finissant ses études et qui hésite entre free et salariat ?

Yamo - Sans détour, d’arrêter d’hésiter et de foncer vers le salariat.

Je fais partie de ceux qui considèrent qu’une première expérience en agence est quasi-indispensable avant de se lancer en freelance, pour plusieurs raisons :

- D’une part parce que sans avoir été salarié on ne peut pas savoir pour de bonnes raisons qu’on est fait pour le freelance, on ne peut avoir que des a priori. J’ai vu des tas de gens qui se sont lancés « par défaut » en free en pensant que c’était « mieux » et qui se sont plantés car ce n’était tout simplement pas pour eux.

- D’autre part parce que quand on sort des études, mêmes les meilleures, et même si on a plein de talent, contrairement à ce que certaines filières prétendent on est pas DU TOUT opérationnel professionnellement, et encore moins autonome. Il reste encore de longs mois (voire années) au contact de la réalité du travail, des projets et des clients, pour vraiment apprendre ce qui fait le métier de graphiste dans sa réalité, loin des histoires de logiciels, de création ou de tablette graphique.
Or en freelance, il est largement trop tard pour apprendre, il faut être un vrai professionnel qualifié et complet quand on se lance, c’est un pré requis. Déjà pour soi-même, parce que sinon on est à la merci des catastrophes et des escroqueries, qui peuvent massacrer un début de carrière et finir par dégoûter du métier, mais aussi pour ses clients, vis-à-vis desquels, en acceptant un budget, on a une responsabilité et une obligation de résultat, il n’y a pas de filet et votre responsabilité (y compris financière) est engagée à 100%. Il est relativement inconscient et foncièrement malhonnête de prendre l’argent de clients en se faisant passer pour un prestataire qualifié si on ne sait pas du tout ce qu’on s’apprête à faire et qu’on n’a pas les épaules pour mener le projet à bien, y compris en cas de pépin. Vous ne seriez pas rassuré de savoir que le plombier qui pose votre chauffe-eau sans supervision n’a jamais travaillé de sa vie et sort de l’école, vous trouveriez peut-être même ça très inquiétant. Ce serait normal et c’est pareil dans tous les métiers.

- Enfin, parce qu’en plus de tout ce qui fait le métier de graphiste, comme je l’ai dit plus haut, le métier de freelance implique des tas de compétences et de savoirs complexes et lourds à assimiler : gestion de projet, de trésorerie, de planning et de clients, prospection commerciale, administratif, fiscalité et comptabilité, veille professionnelle… Gestion de la vie elle-même et de la prévoyance, sans le repère rassurant du salaire qui tombe tous les mois. On est un patron, un chef d’entreprise avec tout ce que ça implique.
Il faut aussi et surtout comprendre les règles du commerce, celles des affaires, qui n’ont rien à voir avec ce qu’on a pu vivre avec sa famille, ses amis, à l’école… Ce ne sont pas des concepts en l’air, je vois énormément de jeunes qui sont dans le secteur pro et qui n’ont absolument rien compris à ce qui fait et régit les rapports professionnels, à ce que j’appelle les « règles du jeu », et y réagissent sur des modes personnels ou scolaires complètement inadaptés. Cela donne, pour être très clair, de véritables pigeons professionnels à la merci de quelques clients prêts à abuser de ces faiblesses et qui savent très bien jouer sur les modes personnels pour obtenir ce qu’ils veulent. Il y en a beaucoup…
Toutes ces compétences et savoirs sont déjà un gros morceau à apprendre quand on est un bon graphiste qui se lance, si en plus on a aussi toutes les bases du métier à acquérir ça devient très très dur.

En dernier lieu, je tiens à mettre en garde contre l’idée qu’ont certains de se mettre en freelance parce qu’ils ne trouvent pas de poste salarié. C’est le choix de la facilité, et une vue à court terme qui bien souvent mène droit dans le mur. La raison en est simple : le métier de graphiste freelance impliquant plus de compétences, de difficultés et de responsabilités que celui de graphiste en agence, si on est déjà pas assez qualifié pour être embauché quelque part c’est qu’on l’est encore moins pour tenter le coup tout seul… Il vaut mieux persévérer pour décrocher son premier job, les choses s’enchaîneront mieux ensuite.

Certains pensent que c’est possible de se lancer directement, certains même l’ont fait et peuvent en témoigner. Je ne le remets pas en question, et il y a toujours des exceptions qui confirmeront la règle. Reste que j’ai quand même quasi-systématiquement constaté que pour eux le chemin était beaucoup plus dur et long avant de trouver l’équilibre professionnel et financier, quand il n’a pas mené au plantage pur et simple. Je continue donc à croire que ce n’est vraiment pas la meilleure façon de procéder ni de se donner une chance de réussir.

 

Goanna - Le mot de la fin est libre si tu as quelque chose à dire, une info à passer par exemple…ou autre.

Yamo - Rien de particulier à dire à part de généralités qu’il fait quand même bon répéter de temps à autres : c’est un chouette métier, mais qui n’a rien du « facile » qu’on lui associe souvent (et que certaines écoles entretiennent d’ailleurs). Il y a beaucoup de travail mais seulement pour ceux qui tireront leur épingle du jeu, c’est-à-dire une petite partie d’entre nous. Face aux milliers d’autres profils qui ont déboulé sur le marché, on ne retiendra que les meilleurs, c’est ainsi. Il faudra donc toujours tout miser sur la motivation, le travail personnel et, surtout, une bonne dose d’autocritique constante : être capable de se situer objectivement sur le marché, ne pas masquer les défauts de son travail et viser à être toujours meilleur. C’est souvent, j’ai remarqué, ce qui manque le plus à ceux qui ne comprennent pas pourquoi ça ne marche pas. La demande est énorme en vrais profils qualifiés : Si vous êtes très bon vous trouverez du travail, sinon non, il n’y a aucun mystère.

 

www.julienmoya.com
www.kob-one.com
www.1dcafe.com

Coup de maître

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C’est au tour de HP de lancer son système touch avec le TouchSmart HP. Pour cela ils changent leur pub mais pas leur équipe et c’est donc toujours avec Jake Sargeant qu’ils ont décidé de réaliser cette petite merveille.

Ça faisait un moment que je voulais parler de Jake Sargeant ici.
Ancien designer chez Motion Theory et ensuite chez Digital Kitchen, il s’est alors lancé en free en 2007.
Son site MN8 présente ses travaux en créa de motion design, de storyboards et autres productions comme par exemple le gérérique de la série DR House.

Été de Geek

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Regards sur Bahia

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Bahia de tous les Saints, dont la capitale est Salvador est un état du nord-est du Brésil. Riche en couleurs, en musiques et en danses elle est surement le berceau et la mecque de la culture afro-brésiliènne. Cette culture qui m’a séduite à travers la capoeira a séduit des dizaines d’autres étrangers avant moi. Pour certains, Bahia est devenu leur muse, particulièrement pour deux d’entre eux. Le premier, peintre et illustrateur argentin, Hector Julio Páride Bernabó dit Carybé. Le second, français, le photographe et éthnologue Pierre Verger.

Carybé est arrivé au Brésil à l’âge de 8 ans et a fait ses études à l’école nationale des beaux-arts de Rio de Janeiro, alors que Pierre Verger est arrivé pour la première fois au Brésil, à Bahia à l’âge de 44 ans.

Le peintre argentin, impulsif et émotif rencontre alors le photographe français, timide et introvertie. Ils tombent amoureux des mêmes femmes, deviennent amis des même personnes, vivent dans les mêmes lieux…regardent dans la même direction…Bahia de todos Santos.

Durant toute leur vie et jusqu’à leur mort les deux amis vont chacun de leur coté montrer avec les même angles et les mêmes cadrâges, les mêmes personnes, les mêmes mouvements…mais chacun avec leur tenhique, l’un avec ses gouaches et ses huiles l’autre avec son Rolleiflex.

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Depuis que j’ai commencer la capoeira, il y a une dizaine d’années et que je me suis interessé à sa culture et à son histoire j’ai toujours été faciné par le travail de ces deux artistes de la génération de mes grands parents.

Vous trouverez presque l’intégralité du travail de Pierre verger sur le site de la Fondation Pierre Verger ici : http://www.pierreverger.org

Les oeuvres de Carybés étant réparties entre plusieurs collections privées, les musées d’art moderne de salvadore, São paulo, New York et autres musées dans tout le Brésil.

Été pourri ?

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J’ai ouïe dire qu’en France c’était la crise du pétrole ? Donc cette année la 504 chargée à bloc et le bâche bleue sur la galerie de toit direction le camping à la ferme avec Josiane et les gremlins c’est mort ? En plus y flotte “comme une vache qui pisse” (comme disait ma grand-mère)…Bref la loos, les vacances sont foutues.

Pas de panic (comme dirait Arthur Accroc), l´été sera au moins riche en films d’animations.
Commençons par Kung Fu Panda quii sortira le 9 juillet.

Ensuite sortira Wall-E le nouveau film des studios PIXAR qui sortira le 28 juillet.

Dans un toute autre registre Valse avec Bachir sortira la semaine prochaine, le 25 juin.

Enfin, déjà site ici La guerre des clones, le 3e épisode de la saga Star Wars, qui est donc le 7e produit, si on ne tient pas compte du téléfilm ” The Star Wars Holiday Special”, farce sortie en 1978 qui serait alors le 2e film de la saga ce qui nous ramèmerait à un “La guerre des clones” comme 4e épisode donc 8e créé et qui repousserait “The new hope” au rang de 5e épisode mais toujours premier ….qui est perdu ?
Bref cette Nième séquelle sortira le 27 août si je ne m’abuse.

N’allez pas me dire que vous n’allez pas passer un été formidable !!!!

Oui Bwana!

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Hier je recevais un superbe mail d’un duo de fans, m’expliquant qu’ils avaient découvert mon [superbe] blog, celui que vous lisez en ce moment, et qu’ils me proposaient de participer à un concours de créa de t-shirt. Que le thème du moment étant le Brésil ils ont évidement pensé à moi…comme ils sont gentils.

Pour des raison de sécurité pour mes fesses (faut se méfier de nos jours) je ne divulguerai pas le nom de leur boite mais sachez que leur concept est de produire des t-shirts en édition limitée d’une 30aine d’exemplaires (en moyenne 28 euros le T). Idée noble au départ puisque leur commerce de T est basé sur le commerce équitable et que les produits utilisés pour la confection et
l’impression passe par un contrôle écolo-qualité à en faire rougir Nicolas (Hulot pas l’autre).

Pourtant ça reste un vulgaire concours de graphistes comme il en existe des milliers sur le net avec pour seul et unique vraie récompense …200Euros pour le vainqueur et le reste dans la poche des Messieurs !!! Oui Bwana t’a bien lu, 200 euros!!!

Alors a ces deux loustiques je répondrai :
Puisse que vous avez eu mon contact en consultant mon blog, vous auriez du le lire (même en diagonal). Vous auriez alors découvert qu’en tant que professionnel du design et du graphisme en général je suis plutôt contre ce genre de concours.
Ce qui est encore plus amusant est que sous couvert d’une cause presque noble qu’est le commerce équitable vous proposez à un designer un accord pour le moins, bien loin d’être équitable.
200 euros pour l’illustration d’un t-shirt (en plus dans le cadre d’un concours ce qui veut dire que des dizaines de personnes gagneront keud en échange de leur travail) c’est vraiment continuer comme beaucoup le font à ce foutre de la gueule des graphistes. Alors je vous rassure vous n’êtes pas les premiers mais bien des dizaines à croire que le graphisme est un art de mendiant…mais vous vous trompé.

200 euros c’est en moyenne le tarif d’une demi journée de travail, ce qui voudrait dire que vous vous contenteriez d’un qualité plutôt très médiocre…Votre noble cause ne vaut donc pas mieux que de la médiocrité ?

De plus votre concours étant ouvert à tous, vous mettez en compétition des professionnels avec des amateurs. Pourtant pour toute production graphique ne doit-on pas avoir un statut fiscal ? Trouvez vous équitable qu’un jeune graphiste professionnel soit en concurrence avec un amateur qui lui n’aura pas de charge à payer a la fin du mois ?

Changeons de contexte :
Je suis un producteur de coton en Inde, dans une région trufée de petits producteurs de coton. Vous débarquez avec votre noble cause d’occidentale anti-modialisation en offrant un concours à tous les petits producteurs :”Celui qui nous fournira le meilleur coton gagnera le marché avec nous pour la moitié du prix jour-homme”
Trouveriez vous cette démarche sérieuse et éthique ? Évidement que non bien sur, vous faite du commerce écolo-équitable vous êtes les gentils pas ces @#$% d’amerlocs !!!

Alors pourquoi faire la même chose avec le graphiste ?
Peu-être parce que je vie au Brésil et qu’au fond de vous comme nous tous européen, avez le gène (ou la gêne) du colonialisme, qui se manifeste par une forte culpabilité et une incontrolable volonté d’améliorer le pauvre petit monde d’en bas.

Non merci.

Se lever tôt…ou aller se coucher

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Voilà, après avoir été médecin, ministre de la santé, socialiste, sarkoziste, ministre des affaires étrangères…aujourd’hui on a Bernard Directeur Artistique!!!
Kouchner nous présente le logo de la présidence française de lUE devant un PPDA dubitatif.
Avec cette “Oeuvre” on persévère dans la médiocrité visuelle des créations graphiques institutionnelles françaises qui sévi depuis quelques années déjà.
Embourbée dans un style web2.0 (toujours lui), cette création est sans audace mais surtout sans culture graphique.
Il est évident que les drapeaux, presque en berne, ne donnent pas à la France une image de dynamisme (cela dit au moins ça reste réaliste). Quant à la typographie et sa composition, elle est digne d’un premier boulot de stagiaire.
Un coup de peau de chamoix, faut que ça brille on est dans l’Europe 2.0 !!!! Et hop une logo moderne, pour une Europe moderne…mais moche.

Je blaguais pour le stagiaire mais c’est fort possible, le projet de cette création ayant fait l’objet d’un appel d’offre non rémunéré…Ah ben ouai mais il faut ce qu’il faut, on est en déficite, il faut faire des économies il a dit le p’tit monsieur…

Danse de la pluie ?

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Pourquoi je parlais de marque de chewingum dans mon précédant post ? Tout simplement parce que je voulais parler de Matt le danceur fou.
Tout le monde dois connaitre les pitreries de ce monsieurs, qui un beau jour a tout plaquer et réuni ses économies pour faire le tour du monde. Jusque là rien d’exeptionnel. Cependant Matt a décidé de montré les lieux mythiques qu’il visitait en dansant…mal, mais en dansant quand même. L’idée est donc plutôt amusante, originale et bien sur il est presque devenu aussi célèbre que John Travolta…presque j’ai dis.
À la suite de ça, la marque Stride long-lasting gum décida de la sponsoriser et de l’envoyer aux 4 coins du monde faire ces pitreries.

Vous allez me demander (si si demandez moi) pourquoi je parle de lui sur mon blog, vu que ce Matt n’a pas grand chose à voir ni avec moi ni avec les arts graphiques en général ? Et que comme je ne désire pas devenir un bloggeur influent je ne devrait pas parler de tout et de n’importe quoi (surtout n’importe quoi). Et bien tout simplement parce que le danseur fou est aujourd’hui … à 500 m de chez moi à se tortiller sur la plage d’Ipanéma.

Et aujourd’hui pas de bol, il pleut.

son site ici : www.wherethehellismatt.com

hou le vilain!

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En effet le jour même où je publiais l’article sur l’idée géniale de Eric Nordenankar, lui même sur son propre blog expliquait qu’il s’agissait uniquement d’un projet qu’il avait eu dans le cadre de ses études universitaires. Vous pouvez voir ses explications sur son site ici : http://biggestdrawingintheworld.com/drawing.aspx

Domâge car à trop vouloir en dire le jeune homme a fini par paumer une idée excellente qui sera surement réalisée un jour…mais par un autre ;)
A moins qu’un marque de chewgum s’occupe de lui.

Merci à Malau pour l’info.